1911 - 1915

Nef de la deuxième église, 23 juin 1903

Dans la nuit du 27 juin 1911, la deuxième église Saint-Jean-Baptiste est frappée par la foudre. L’incendie qui s’en suit est ravageur. L'avant-veille, on y avait inauguré un orgue du facteur Casavant. À ce second incendie, le presbytère subsiste et de l’église, seul demeure intact un petit drapeau tricolore installé parmi les clochetons pour les fêtes du 24 juin.

De ce nouveau coup, la paroisse est plus lente à se remettre. Trois mois après le sinistre, entre les murs restés debout, les décombres occupent encore le site. L'abbé Joseph-William Forbes, nouveau curé de la paroisse, doit s'attaquer à la tâche de consolider les finances, de déblayer les ruines et d'organiser le culte dans la crypte encore utilisable.

En janvier 1912, la Fabrique invite quelques architectes à participer à un concours pour sélectionner le meilleur projet de construction d’une troisième église. Six concurrents soumettent des plans. J.-D. Lafrenière obtient la préférence. Mais des mésententes surgissent et le projet de Casimir Saint-Jean est finalement retenu. L'Archevêché y apporte quelques modifications. Avec l'approbation, il est mentionné: « Mais quand (sic) aux décorations de l'intérieur de l'église, elles devront faire l'objet d'une étude spéciale de la part du susdit comité, auquel j'adjoins M. J.-B. Lagacé, professeur des Beaux-Arts à l'Université Laval. »

Le curé Forbes ne connaît pas les péripéties de la réalisation, puisque le 6 août 1913 il est nommé évêque de Joliette. Son successeur, le curé Alexandre Dubuc, pousse vigoureusement le chantier, où il passe d'ailleurs le plus clair de son temps.

On construit dans les mêmes murs, sans répartition, au moyen d'emprunts successifs. Le 13 mars 1915, la troisième église accueille Mgr Forbes. Entourés de ses anciens paroissiens, il consacre l'autel et le lendemain, Mgr Bruchési procède à la bénédiction de l'église.